Quantcast
Lundi 11 mars 2013 1 11 /03 /Mars /2013 13:43

Aujourd’hui, plus que jamais, l’urgence sociale est dans tous les débats, tous les médias. Mais de quoi parle-t-on ? L’urgence sociale ne comporte-elle pas plusieurs aspects, tous aussi importants les uns que les autres ?  Tout d’abord, l’emploi ou plutôt l’absence d’emplois - ce chômage qui mine la société et dont les taux atteignent des records en ce début d’année 2013. Ensuite, celui du pouvoir d’achat des ménages - ou plutôt, de recul du pouvoir d’achat. Etroitement lié à la question de l’emploi, elle interpelle de plus en plus fortement la société, toute… Tant le problème est insoutenable dans notre île, cadenassée par le système post-colonial des grands monopoles et  oligopoles qui prospèrent, aux dépens des Réunionnais. Le troisième aspect  important est celui du logement. Au premier abord, c’est peut être celui qui semblerait le plus facile à résoudre, mais le constat existant sur la situation sur l’île amène vite à revoir ce jugement.

 

 

22000 demandes en attente chez les bailleurs sociaux de la place, près de 30000 familles qui habitent dans des logements insalubres. Ces chiffres suffisent à caractériser l’urgence. De plus, ceux qui connaissent un peu le BTP disent que ces chiffres sont sans aucun doute en dessous de la réalité.


Il faut donc agir…


Agir, pour offrir aux nombreuses familles en attente l’espace où se loger, s’épanouir, sortir de la promiscuité et de l’entassement, dont on connaît les conséquences : le mal être, les déchirures familiales, les actes parfois atroces et irréversibles. Personne ne peut accepter de partager sereinement et volontairement quelques mètres carrés entre 3 voire 4 générations.


Aucun foyer n’est viable quand plus de la moitié des revenus familiaux sert à payer un loyer et que le reste à vivre ne permet plus, justement, de vivre ni de faire vivre sa famille dans de bonnes conditions et avec dignité.


A l’aube de ce nouveau siècle, en ce début d’année 2013, la mobilisation des pouvoirs publics ayant pour compétence directe ou indirecte le logement est indispensable.


Le PCR a lancé, la semaine dernière, un appel à l’Etat et au Conseil général pour l’organisation sans délai d’une réunion des acteurs autour du conseil départemental de l’habitat afin de lever tous les obstacles à la construction massive de logements.


Pour répondre à la demande locale, les constructions de logements doivent atteindre 9000 par an dont 6000 logements sociaux. La prospective pour l’année en cours est bien loin de ces chiffres. Sans une mobilisation générale, 2014 ne sera pas meilleure. La construction de logements pourrait être, pour le secteur du bâtiment, le début du redressement…à condition que tous les acteurs et les décideurs en soient bien conscients.


L’urgence est de faire de la construction de logements sociaux une priorité territoriale et de mobiliser tous les acteurs pour lever au plus vite tous les obstacles qui bloquent les dossiers.


Personne ne peut se prévaloir d’avoir toutes les réponses et toutes les clés de la réussite mais cette mobilisation générale que nous appelons de nos vœux permettra à La Réunion de réussir ce dossier. 

Par Fabrice HOARAU - Publié dans : Tribunes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 07:03

Ce mois de février 2013 ressemble à s'y méprendre à celui de 2012. Comme l’année dernière La Réunion connait des troubles sociaux, qui impliquent des jeunes portés au désespoir. Nous ne parlons pas, bien entendu, de ceux qui accompagnent le mouvement pour toutes sortes de raisons, excepté la recherche d'un emploi. Ni des trop jeunes, présents pour le fun : ils devraient être au lit ou sur les bancs du collège. Hormis ces deux catégories, nous ne pouvons ignorer la détresse d'un grand nombre de jeunes de 18 à 25 ans qui recherchent un emploi ou une formation, parfois depuis plusieurs années, et ne trouvent rien à part quelques clefs à béquer.

Personne ne peut accepter les barrages de routes, ou les exactions telles que l’incendie de la mairie annexe de la rivière des galets. Personne ne peut accepter ces faits inadmissibles et répréhensibles. Personne ne devrait, comme certains politiques, mettre de l'huile sur le feu à des fins politiques, espérant déstabiliser les communes à l'approche des élections. Personne ne peut admettre l'utilisation cynique du malheur de la jeunesse à des fins électorales. Suivez mon regard...

Ces considérations ne doivent pas nous détourner des causes de ces troubles que tout le monde essaie habituellement de passer sous silence. Je veux parler de ce fléau qu’est le chômage, et surtout du chômage des jeunes qui, dans notre île, atteint un triste record, seulement égalé par quelques Etats européens en plein effondrement, ou des Etats meurtris du Sud. Nous sommes la région européenne qui détient le record du chômage des jeunes !

Tout le monde s’accorde à dire que ce fléau est le résultat du modèle capitaliste financier, qui trouve aujourd’hui partout dans le monde ses limites, mais que nos décideurs ne veulent pas ou ne pensent ne pas pouvoir mettre en cause. Ce système qui fait qu’une minorité de riches profitent, tandis qu’une grande majorité trime ou chôme, et vit au jour le jour.


Alors, que faut-il faire ? Je n'imiterais pas les adeptes de la science infuse, du « yaka » et du « faukon », qui comme par hasard ne sont jamais ceux qui ont les mains dans le cambouis. Mais la réflexion s'impose, sur les moyens dont nous disposons déjà.

Parlons, par exemple, des emplois d’avenir : faut-il les refuser au motif que le reste à financer est trop important ? Faut-il en prendre un maximum, au risque de déstabiliser les finances des collectivités ? Faut-il engager un rapport de force avec le gouvernement pour avoir un financement plus important ? Ou faut-il encore appeler à la solidarité locale des collectivités (Département et Région) pour obtenir une participation au cofinancent ?


Chacun aura sa réponse, mais la diversité des opinions tourne à la cacophonie...et pendant ce temps-là, le pays brûle. On peut dire que 5000 contrats « aidés » ne règleront pas le problème global du chômage des jeunes. Cela ne coûte qu'un peu de salive...et c'est tellement facile à dire, lorsqu'on a soi-même un emploi et un revenu garantis ! Un parallèle peut être aisé et avancé, entre, d'une part, toutes ces personnes qui refusent et critiquent ces contrats, en disant du haut de leur perchoir que cela ne règlera rien, mais acceptent la liste dite LUREL de 108 produits en disant que c’est déjà ça.
On ne cesse de parler de « responsabilité des Réunionnais » pour le développement de leur pays, de « mobilisation de toutes les forces vives et politiques », « au service de notre jeunesse ». Pourquoi ne pas commencer par se mobiliser pour utiliser ce que nous avons, cesser de jouer avec les nerfs de notre société au bord de l'explosion, et réussir la mise en place de ce dispositif d' « emploi d'avenir » ?

Comment emmener nos jeunes vers des solutions pérennes, si nous n'avons pas réussi à nous entendre, pour accomplir le premier pas ? C'est à dire, installer sans tarder ce dispositif « emploi d’avenir » ...


Fabrice HOARAU

Par Fabrice HOARAU - Publié dans : Tribunes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 04:03

En matière sociale, le pouvoir a multiplié les tourné-viré, qui montrent bien le bricolage perpétuel qui caractérise la politique vis-à-vis des Outremers. En visite à La Réunion, Victorin Lurel, ministre des outremers, a commencé par annoncer la fin du RSTA et de la prime COSPAR. Dans le contexte de crise actuel qui place une majorité de notre population dans des situations difficiles, confrontée au chômage massif, Il serait totalement incompréhensible que le gouvernement dit progressiste décide de manière aussi brutale et surtout sans concertation de la suppression de ces acquis, largement issus de la lutte des travailleurs et de leurs organisations. 

JPEG - 33.1 ko

Puis, dans la presse, le ministre n’a plus été si clair sur le sujet. Peut-être oui, peut-être non ? « Nawar » ? Une chose est sure c’est qu’il est loin d’avoir été clair, et qu’il est difficile de dire si une orientation réelle anime l’action de l’exécutif, alors même que nous sommes censés être engagés dans une large concertation, annoncée par le Président de la République lui-même. 

Impensable retour en arrière

Nous sommes, à La Réunion, engagés dans une longue et difficile bataille contre la vie chère, contre les monopoles, contre les profiteurs. Un tel retour en arrière ne peut être envisageable. Il s’opposerait à tous les buts que nous poursuivons, dans l’action politique et dans la reconstruction de notre Parti : augmenter le pouvoir d’achat des Réunionnaises et des Réunionnais, créer une société de travail autour des activités porteuses et connues de tous. Nous devons créer une dynamique autour du développement de notre pays. 

Ne pas créer d’obstacles supplémentaires

Le rôle d’un Gouvernement progressiste, pour lequel nous avons de surcroît appelé à voter massivement, est de nous accompagner dans cette démarche impérieuse et nécessaire. Non pas, de créer des difficultés supplémentaires, en coupant par-ci par-là dans les quelques dispositifs, difficilement conquis, qui permettent à peine aux plus pauvres d’ éviter le pire. En ces temps de crise, La Réunion doit trouver ses propres voies de développement pour sortir de ses dépendances aux importations massives de biens de consommation et surtout de carburants fossiles qui gangrènent toute notre économie. 

Impensable, dès lors, de mettre la charrue avant les bœufs. Les suppressions envisagées, si elles visent à limiter la dépendance de la population vis-à-vis des dispositifs de solidarité publique, ne peuvent intervenir qu’après la création d’une réelle dynamique de développement, de création d’emplois et d’augmentation du pouvoir d’achat de la population. En aucun cas ils pourront l’être dans un avenir proche et surtout pas dans la situation actuelle de notre pays. Pareilles mesures seraient, dès lors, une atteinte délibérée au peuple de La Réunion, et à ceux qui pâtissent le plus de la crise qui fait rage dans notre pays.

Fabrice Hoarau

Par Fabrice HOARAU - Publié dans : Articles politiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 03:41

 

Ci-dessous présentées les 15 mesures du PCR dans le cadre de la conférence économique et sociale organisée à la Réunion par L'Etat. Le PCR, entre autres, avait, il y a quelques semaines, insisté pour que l'Etat organise cette conférence non pas à Paris (cf. discours de fabrice HOARAU du 30 septembre 2012) mais à la Réunion, pour la Réunion et pour les Réunionnais. Malgré l'insatisfaction que chacun peut ressentir sur l’organisation et la méthode utilisée, malgré le sentiment partagé par beaucoup sur l’inutilité de celle-ci, le PCR en tant que parti responsable se devait de faire des propositions pour essayer de contribuer à faire avancer notre pays.  A l’inverse de tous les autres partis qui n’ont fait aucune proposition et versent au contraire dans la critique stérile ou le silence tout aussi assourdissant. Ces mesures, surement imparfaites, ont au moins le mérite d’exister et de pouvoir être une source de débat.

                                                                                                                      Fabrice HOARAU

 

 

Conférence économique et sociale pour La Réunion

 

Propositions du PCR pour  un véritable changement

 

 

Tous les observateurs conviennent que le modèle actuel, prévalant à La Réunion, issu de l’intégration exclusive et mécanique à la métropole et à l’Europe, a atteint ses limites.

 

La combinaison de la crise structurelle et de la crise conjoncturelle marque un saut qualitatif dans l’aggravation de la crise. Si rien ne change fondamentalement, le point de non retour sera atteint dans les prochaines années.

 

Le constat lucide de la situation et de son évolution prévisible dicte l’obligation du changement. C’est ce rendez vous qui est fixé à la conférence économique et sociale.

 

Il s’agit de rompre avec la société post coloniale actuelle découlant du régime de l’intégration pour ouvrir la voie à la nouvelle étape du développement durable.

 

C’est cette vision qui, à nos yeux,  doit être partagée par les différents acteurs- Etat, élus, acteurs économiques, acteurs sociaux, monde culturel- si nous assignons à la conférence économique et sociale l’ambition d’amorcer un véritable changement, par  des mesures novatrices et audacieuses, s’inscrivant dans un cadre global et cohérent, et  dans une perspective d’avenir tout en prenant en compte l’urgence de la situation.

 

Le changement devra se réaliser à tous les niveaux :

 

la construction d’un nouveau modèle de développement, véritablement durable, fondé sur l’autonomie énergétique, c’est-à-dire tournant le dos aux énergies fossiles ; c’est ce que certains appellent « l’économie verte », qui est le défi posé à l’humanité à l’aube du nouveau siècle ;  cette perspective doit également se traduire par une révolution dans les modes de déplacements avec la priorité au transport ferroviaire. Ce nouveau modèle de développement prend aussi en compte l’objectif  de l’autonomie sur le plan alimentaire. La Réunion dispose de tous les atouts pour atteindre ces objectifs;

 

une nouvelle stratégie de développement rompant avec « l’économie de comptoir » et la dépendance exclusive avec la métropole, et ouvrant La Réunion sur son environnement géographique de l’océan indien,  en plein essor démographique et économique; La Réunion doit relever le défi de sa double intégration à l’ensemble européen et à son environnement régional ;

 

un nouveau contrat social afin de bâtir une société plus juste, de définir une nouvelle politique des revenus, et de mieux orienter les flux financiers vers le développement économique et la cohésion sociale ;

 

une nouvelle gouvernance avec des responsabilités accrues par la création  de nouveaux outils juridiques et de nouveaux moyens financiers, au service du développement ;

 

Une nouvelle priorité au développement humain, par l’investissement massif en faveur de la formation et de la jeunesse, la priorité d’accès des Réunionnaises et Réunionnais à l’emploi,  et la valorisation de l’identité et de la personnalité réunionnaises sur tous les plans.

 

Afin de réaliser ces objectifs, nous proposons 15 mesures prioritaires et significatives, marquant la rupture avec la situation actuelle et ouvrant la voie, dès maintenant,  à un  changement radical.

 

Ces mesures prioritaires sont les suivantes :

 

Mesure n°1 : décréter un « moratoire » concernant les postes à pourvoir dans la fonction publique : pendant une période de 15 ans, aucun poste à pourvoir dans la fonction publique à La Réunion ne doit être mis au « mouvement national » dès lors qu’il existe un Réunionnais ayant réussi le concours, ou un fonctionnaire originaire de La Réunion,  qui  est candidat pour occuper le poste.

 

Mesure n°2 : tout employeur ne pourra recourir à un recrutement extérieur  que s’il dispose d’une  attestation de carence de compétence locale établie par Pôle Emploi

 

Mesure n°3 : créer un établissement public regroupant l’ensemble des acteurs concernés – associations, syndicats, organismes qualifiés, collectivités, Etat - chargé d’opérer les recrutements, la formation  et la gestion des emplois aidés intervenant dans les secteurs des services à la personne et de l’environnement ; les emplois d’avenir doivent également être gérés par ce nouvel établissement public local.

 

Mesure n°4 : créer un statut d’« acteurs de codéveloppement » pour les jeunes diplômé-e-s réunionnais-e-s, dans l’esprit du dispositif des « volontaires du progrès » de l’alliance française, afin d’offrir des opportunités nouvelles d’emplois pour nos jeunes, de favoriser la coopération régionale et l’ouverture de La Réunion sur son environnement

 

Mesure n°5 : réaliser la construction de 30 000 logements sociaux sur la durée du quinquennat en mobilisant les moyens existant et à venir : programmation pluriannuelle de la LBU, défiscalisation, déclinaison et de la loi Duflot outre-mer, crédits d’impôt, solutions innovantes pour favoriser l’autoconstruction  etc

 

Mesure n° 6 : rétablir la priorité au transport ferroviaire, seule solution pour éviter le coma circulatoire,  en renégociant les « Accords de Matignon » dans l’esprit de sa version initiale

 

Mesure n° 7 : rétablissement des tarifs d’achats des énergies renouvelables par EDF, à un niveau suffisamment  attractif

 

Mesure n° 8 : introduire dans les marchés publics une clause générale permettant de donner un accès prioritaire aux producteurs locaux sur la base de dérogations juridiquement fondées sur l’article 73 de la Constitution et de l’article 349 du Traité de l’Union européenne

 

Mesure n°9 : prolongation durant une période de 3 ans reconductible,  du RSTA et des exonérations de charges sur le bonus salarial « COSPAR », compte tenu de la persistance et de l’aggravation de la crise, et de la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité des ménages

 

Mesure n°10 : ouvrir d’urgence le chantier de l’harmonisation des revenus, car la politique des revenus en vigueur depuis 65 ans crée un véritable apartheid social avec des salaires bénéficiant d’une indemnité de vie chère et d’autres revenus qui n’en bénéficient pas alors que le coût de la vie est le même pour tous. Ce chantier doit s’ouvrir sur la base des principes suivants :

- concertation la plus large avec tous les acteurs concernés

- pas de bouc émissaire et respect des droits acquis des personnes en poste

- neutralité budgétaire : les épargnes et économies réalisées doivent être versées dans un fonds réunionnais de développement

- étaler la  réforme sur une période de 20 ans permettant d’éviter des effets non maitrisés afin de garantir et concilier efficacité économique et justice sociale.

Cette nouvelle politique des revenus doit notamment permettre de réaliser l’unité réelle de la fonction publique d’Etat, territoriale et hospitalière,  et créer les conditions favorisant l’intégration dans la fonction publique de tous les agents permanents contractuels, en particulier des employés communaux,  avant la fin du quinquennat présidentiel ainsi que l’accès des Réunionnais(e)s aux emplois de la fonction publique

 

 

Mesure n°11 : Créer un fonds réunionnais de développement, articulé avec la futur  banque publique local d’investissement, ouvert à l’épargne de tout contribuable et alimenté par des recettes nouvelles (prélèvement  sur les recettes de la françaises des jeux et du PMU réalisée à La Réunion, prélèvement sur les bénéfices réalisées à La réunion par des entreprises dont les sièges sont à l’extérieur de La Réunion, taxe sur la plus value foncière, détermination d’une fiscalité verte, etc)

 

Mesure n° 12 : créer, sur la base de l’article 72 de la Constitution, une nouvelle Assemblée territoriale, se substituant à la Région et au Département,  dotée de compétences élargies au service de la nouvelle étape du développement (nouvelles compétences dans les domaines de la coopération régionale et internationale, l’économie, la pêche,  la fiscalité), élue au scrutin de liste à la proportionnelle intégrale et respectant les principes de la parité et du non cumul des mandats

 

Mesure n°13 : créer d’une compagnie maritime régionale, de nature à favoriser la diversification des sources d’approvisionnement de La Réunion et son insertion dans son environnement géoéconomique

 

Mesure n° 14 : exiger  la maitrise de la langue créole par tous les enseignants, notamment dans les écoles primaires, et enseignement obligatoire de l’histoire et de la géographie de La Réunion dans tous les programmes scolaires

 

Mesure n°15 : valoriser l’identité et l’unité réunionnaises par la réappropriation de l’Histoire, la réhabilitation des lieux de mémoire, la défense de la langue créole  et la  relance du projet de maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise.

 

 

L’alternative est aujourd’hui clairement posée : le statu quo ou le véritable changement ; c’est-à-dire, ou des mesures se limitant à  aménager le cadre actuel, ou des mesures rompant réellement avec la société post coloniale.

 

Le choix des mesures qui seront prises en compte éclairera sur la portée de cette conférence économique et sociale.

 

 

 Le 13 novembre 2012

 

 Le Secrétariat du PCR

Par Fabrice HOARAU - Publié dans : projet et propositions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 novembre 2012 5 02 /11 /Nov /2012 08:15
PNG - 282.2 ko

Le problème du recrutement à la tête de l’AGORAH (Agence pour l’observation de La Réunion, de l’Aménagement et l’habitat) est revenu dans l’ actualité récente. Plus particulièrement, c’est la question de l’attribution de ce poste à un Réunionnais qui est reposée. Je pense pour ma part qu’il est nécessaire que la direction de cette structure soit assurée par quelqu’un qui dispose d’une connaissance complète, et même intime de la société réunionnaise, puisque les missions de l’AGORAH touchent à l’habitat. Il est assez choquant dans cette affaire, que la procédure de recrutement, supervisée par la Présidente de l’AGORAH, Fabienne Couapel-Sauret, ait visiblement avantagé une personne qui n’a aucune connaissance de ces enjeux. Il est plus que choquant que, comme dans de nombreux autres cas, les Réunionnais aient été de fait écartés de la sélection.

Pour une solution juste

La question est sérieuse, et doit échapper à la passion et à l’approximation. Le débat sur les critères d’embauche à La Réunion doit éviter tout sectarisme et tout dérapage. La Réunion connaît un tel chômage, une telle pression sur l’emploi, que le sujet a toutes les chances de tourner à la polémique dès lors qu’on ne vise pas sereinement à une solution d’ensemble. Et les actions ciblées, qui ont, certes, pour mérite de mettre en lumière une réalité, peuvent, aussi, avoir pour effet d’envenimer les choses. Il faut être prudent, et ne pas s’exposer soi-même aux divers soupçons de partialité et de mauvaise foi. Car que répondra-t-on, demain, à ceux qui diront : pourquoi viser l’AGORAH, et non telle ou telle autre structure ? Et pointeront, pour envenimer encore l’affaire, les options politiques réelles ou supposées de ceux qui accompagnent cette juste cause. Soyons sérieux, soyons responsable : appelons à une solution juste, par des normes de recrutement crédibles, de bonne foi, qui puissent s’imposer à tous sans donner l’impression de règlements de comptes au coup par coup.

Redonner l’espoir

D’autre part, la reconnaissance de la valeur des Réunionnais quels qu’ils soient à compétence requise, est évidemment un impératif. Mais la recherche de solutions pour les fonctionnaires ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Certes, nos jeunes doivent pouvoir s’insérer dans la fonction publique, afin que celle-ci puisse être au plus proche de la compréhension et des intérêts des Réunionnais. Mais le véritable défi, c’est de créer des emplois dans l’industrie, de redonner un espoir aux planteurs et de développer des services qui aillent directement au service des citoyens de La Réunion, quelles que soient leurs origines. Je dis bien, là comme ci-dessus : quelles que soient leurs origines, car il faut en finir avec les polémiques et les sous-entendus qui empoisonnent le débat sur ces questions essentielles.

Fabrice Hoarau


Par Fabrice HOARAU - Publié dans : Articles généraux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés